Intérêt de cet Inventaire

Les bories de Grans n’ont jamais eu l’allure imposante ni la fonction caractéristique des bories-habitats de Gordes en Haute Provence ni même de celles des collines du Luberon, de la Montagne de Lure, du pays d’Apt ou de Forcalquier. Elles sont de taille modeste, disséminées dans le paysage, mais relativement nombreuses sur une aire qui ne devrait pas dépasser les 1000 hectares sur les 2760 que compte la commune.

L’intérêt de ce travail résidait dans le fait qu’il s’agissait d’un inventaire, c’est-à-dire d’un relevé systématique, photographique, topographique et architectural qui se voulait exhaustif. Son établissement a révélé des problèmes difficiles à résoudre par manque de documents :

1) L’enregistrement du plus grand nombre de ces constructions permanentes dans le temps – le territoire communal – nous permet-il d’établir un modèle valable pour le pourtour de l’Etang de Berre ?

2) En repérant des facteurs de ressemblance, nous avions remarqué que les bories gransoises se distinguaient assez nettement de celles des communes voisines.

3) De l’étude statistique de leur situation par rapport au village, nous avons été amenés à étudier les chemins et liaisons vicinales, ainsi que la comparaison de la couverture végétale de leur environnement entre l’époque de leur exploitation et la nôtre.

4) Le problème central reste celui des motivations utilitaires et économiques de leurs constructeurs.

5) Enfin, nous voulions comprendre les raisons de l’abandon de ces constructions.